Histoire et restauration du château :

Le château d’origine médiévale, a tout d’abord été édifice défensif, avec sa tour du moyen-âge, puis demeure seigneuriale puis est devenu, au début du XXème siècle, villégiature bourgeoise. Il a la sagesse du vécu…

En Ardèche, l’histoire des bourgs et des villages débute à la préhistoire puis au moyen âge. Au dessus du village d’Uzer, sur les « Gras », des sépultures mégalithiques ainsi que des tombes gallo-romaines ont été découvertes. Le dolmen du « Ranc de Guilhaumet » offre un magnifique point de vue sur les rivières de « la Ligne » et de « la Lande » qui se rejoignent plus loin.
Le village, établi sur le tracé d’une route médiévale reliant Aubenas à Alès, bénéficie encore aujourd’hui d’une position stratégique. Le château a pris place sur cet axe routier à la fin du XIIème siècle.

A l’ouest, sur une colline qui domine le village, au lieu dit « la Bastide », on voit encore, bien conservée, la maison forte, construite au XVIème siècle, sur un ancien castrum romain. La petite garnison de ce castrum défendait les deux carrefours proches, celui de Balazuc et celui de Largentière.

L’histoire du château est marquée par les familles ardéchoises qui y ont vécu, au rythme de leurs alliances : les « Balazuc », les « Jullien », les « de la Baume d’Uzer », les « de la Vernade », les « de Chalendar »…
Certaines familles ont laissé à la postérité, sculptés sur les clefs et les consoles des croisées d’ogives de l’ancienne chapelle, leur blasons, (comme les « de la Baume d’Uzer »). D’autres ont laissé leur nom au château (les « de Chalendar de la Motte »).
La tour maitresse, (le donjon) faisait partie, au Moyen-Âge, de la ceinture castrale de défense des mines de plomb argentifère de Largentière, lors des grands affrontements entre les évêques de Viviers et les Comtes de Toulouse. Grâce à leur hauteur ou leur position stratégique, tous ces châteaux devaient pouvoir communiquer entre eux, de jour comme de nuit, par signaux optiques, feux ou fumées.
Le château, comme beaucoup d’autre naturellement, a vécu de nombreuses modifications. La partie la plus ancienne, le donjon, avec ses oubliettes (basse fosse) et sa salle de garde  ainsi que la « aula », le logis seigneurial, date de la fin du XIIème/début du XIIIème siècle. Le superbe escalier monumental, lui, date du XVème siècle. Avant sa restauration récente, les derniers gros travaux (de 1925 à 1929) remontent au Général Joseph-Emile Mangin. Celui-ci arrive à Uzer en 1929 où il s’installe au château qu’il a acheté en 1925, quelques années avant sa retraite. Son médecin lui avait conseillé de prendre sa retraite dans cette région pour son climat sec et chaud. C’est à lui que l’on doit notamment l’étonnante peinture murale qui orne le « jardin d’hiver », les grandes chambres et le magnifique parc.
« Le Général » a laissé dans l’esprit des habitants d’Uzer beaucoup de bons souvenirs ; et beaucoup d’histoires se racontent à son sujet…

La restauration des années 2000, réalisée par Muriel et Eric Chevalier, a permis de redonner une nouvelle vie au château. Elle a été magistralement menée, sans rien de clinquant ni d’artificiel.
Véronique, dès son arrivée, en 2013, a imprimé ses ambiances et ses harmonies…
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